Bleu de Perse- voyage en Iran

 

voyage en Iran 2002

 

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arrivée à Bam, antique cité située sur la route de la soie fondée il y a plus de 2000 ans.      La cité aurait été fondée par les Parthes voire les Mèdes, mais la vieille ville et la citadelle furent probablement édifiées sous les sassanides( 224-642 ap. J.C).      

 Avec la conquête arabe, l’islam se substitua aux communautés zoroastriennes ,chrétiennes et juives. La seule certitude des archéologues concerne la structure actuelle de la cité qui serait de l’époque safavide (1502-1722).

 

Constituée d’un mélange d’argile et de briques séchées au soleil, l’enceinte du IXème siècle a subi des restaurations massives ; interrompue seulement par la citadelle, elle court sur 2 km et offre de multiples perspectives.

 

Nous continuons vers Kerman, ville de 340000h. et à 1755m d’altitude, paysages infinis, fascinants par leurs couleurs  et leur atmosphère de grand sud ; monde étrange fait de sable, de vent, de soleil et de mirages. C’est le triomphe des astuces qui assurent l’eau, donc la vie, comme cet incroyable système de récupération d’humidité que sont les  qanäts, canaux souterrains qui constituent la méthode d’irrigation traditionnelle et qui vit le jour sur le plateau iranien il y a quelque 2 000 ans.

 

La belle oasis de Mahan au S.E. de Kerman  contraste avec le fond roux des montagnes déchiquetées qui l’entoure.  visite des magnifiques jardins du Prince , Bägh-e Shâhzäde  qui nous font penser au Generalife à Grenade, c’est un délice. Ces jardins datent de 1873, une série de fontaines à 2 niveaux débouchent sur l’ancienne résidence d’Abdul Hamid Mirza, dernier prince de la dynastie Qadjar. Dans un pays désertique, l’eau représentait un bien si précieux que les souverains perses en faisait l’étalage comme un joyau.

Les Sassanides qui régnèrent  de 224 à 637 furent les premiers à mettre au point la technique du dôme à base carrée utilisant pour le réaliser deux niveaux intermédiaires, l’un octogonal, l’autre, plus élevé à seize côtés. La base carrée représente le monde matériel tandis que  l’on s’élève vers le monde spirituel représenté par le polygone. Des carreaux de faïence aux motifs complexes, le mot d’Allah répété ou celui d’Ali, l’Iman révéré des chi’ites, composent souvent la décoration extérieure.

 

Nous arrivons à la superbe mosquée Jämeh (mosquée du vendredi) de Kerman; cette immense  mosquée  date de 1349 mais sa structure actuelle date de la période séfévide ; elle présente un plan à 4 iwans et une décoration en carreaux de faïence superbes d’un bleu chatoyant.

 

Yazd, la perle

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Abrite à 1 230 m d’altitude, la plus  vaste communauté de zoroastriens d’Iran. Première visite pour le temple Zoroastrien Äteshkadeh qui attire des fidèles du monde entier.Au-dessus de la porte, Farvahar, symbole des zoroastriens, l’homme  oiseau, un anneau ailé  domine l’édifice face au soleil..  Les trois étages de plumes représentent le »bien penser, le bien parler, le bien agir »Situé à sa taille un cercle symbolise la vie et l’éternité de l’esprit. Nous pénétrons dans une grande salle dépouillée où la flamme sacrée brûle depuis  l’année 470. Les minarets existaient bien avant l’islam puisque le nom de minaret   mi signifie emplacement et nar le feu.


 La ville est hérissée de  tours, les Bädgir, ancêtres de la climatisation . Elles recueillent le moindre souffle de vent et l’envoient dans les pièces de la maison, on les retrouvent sur les côtes du Golfe persique.

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Promenade dans la vieille ville classée parmi les plus anciennes du monde par l’Unesco. Nous déambulons dans les rues étroites, couleur ocre, couleur que prennent les briques inondées de soleil.  La plupart des portes possèdent 2 marteaux, l’un rond et large, l’autre long et fin et qui produisent des sons différents. Ils permettaient de savoir si le visiteur était un homme ou une femme, indispensable dans une société où les femmes doivent rester à l’écart de la compagnie des hommes.

Il est l’heure d’admirer le superbe coucher de soleil à partir de la terrasse  du marchand de tapis chez qui  nous achetons un magnifique Kaskool, un tapis nomade.  

 

Pasargades, capitale de Cyrus le Grand,

à 1 900m d’altitude, nous découvrons d’abord le tombeau de Cyrus, étrange sépulture de pierre semblable à un sarcophage  qui se dresse au milieu de nulle part. Très sobre, c’est une chambre funéraire de 5 m sur 5, posée sur un socle de 6 gradins de pierres blanches haut de 11 m. Après quelques photos, nous continuons vers les  trois palais achéménides,  palais de réception,  palais des audiences, et palais de Cyrus sur lequel une inscription cunéiforme dit : »je suis Cyrus, roi achéménide ».

 

Persépolis, capitale de Darius le Grand

Le site précédé des 2500 arbres symbolisant le 2500 ème anniversaire de la création de l’empire Perse, célébré en 1971.

 

Erigée sur les flancs du mont Rahmat, Persépolis, originellement appelée Parsa était entourée d’une enceinte de 18 m de haut. C’est son nom grec signifiant à la fois « cité de Parsa » et « destructeur des cités » qui est parvenu jusqu’à nous.

Persépolis est la capitale de l’Empire Achéménide du VIème s. à 330 av. J.C., date à laquelle Alexandre Le grand la détruit par le feu. La cité, à son apogée s’étendait sur 125 000m2. En 512 av. J.C., Darius 1er délaissa Pasargades, sa capitale plus au nord et entreprit la construction d’un ensemble de palais destinés à devenir sa résidence d’été.

 

A faible    distance de  Persépolis, à Naghst-e Rostam, se trouve la spectaculaire nécropole des rois achéménides.

Les tombeaux rupestres  ont tous des façades cruciformes hautes d’environ 22m et reprennent le modèle du tombeau de Darius 1er : possédant une façade cruciforme figurant un palais stylisé, il est en outre surmonté d’un énorme trône en bas-relief et soutenu comme d’habitude par les représentants des nations de l’Empire Perse. Au-dessus apparaît le Roi , en présence d’Ahura Mazda, le grand Dieu des Perses. Au centre de la colonade s’ouvre l’accès à la chambre funéraire, taillée dans la roche.   les tombeaux sont  ceux de  Darius 1er et vraisemblablement de ses successeurs Xerxès, son fils,  Ataxerxès 1er et Darius II.

Naghst-e Rostam, la nécropole royale

quatre souverains achéménides, Xerxès 1er,  Darius 1er, Ataxerxès 1er et Darius II ont leur tombeau taillé dans le rocher de la falaise à Naghst-e Rostam perchés au sommet d’une colline, à quelques km de Persépolis.Chacune des façades a plus de 22m de haut et 18 m de large.

Les bas-reliefs sculptés au-dessous des tombeaux ont été ajoutés au IIIème s. de notre ère par les rois Sassanides

Shiraz,  la ville des poètes, des fleurs et des rossignols.

Ville des rois et des poètes, du raffinement et de la douceur de vivre, on retrouve ici une bouffée de vieille Perse. Le rude Tamerlan lui-même vint y rencontrer Hafez, le prince des poètes dont le renom était la gloire de la ville.

le mausolée du poète Saadi, poète lyrique, situé au cœur d’un parc, au pied d’une colline, pourvu d’une source naturelle et d’un bassin alimenté par un Qanät. La tombe en marbre date de 1860, elle est protégée par une colonnade décorée des poèmes de Saadi et surmontée d’un dôme. « Sois donc un être humain sinon ce seraient les oiseaux qui parleraient la langue de l’humanité ».  Une foule de jeunes se pressent et récitent des poèmes ainsi que le fait notre guide.

Commencé au XI è  s. par les Seldjoukides,  continué par les Sapavides aux XVI et XVIIIè et terminé par  les Zands au XVIIIème, ce jardin de

 140 000m2 possède 250 sortes de roses ainsi que toutes les plantes qui poussent sous tous les climats, de quoi faire rêver mon cœur de  botaniste amateur !

       Dans ce somptueux jardin, un  magnifique palais Qadjar du XIXème le Käkh-e Eram, construit par Nasir Al Moula, bienfaiteur de Shiraz qui fit construire mosquée, écoles et citerne ; sur les murs du palais, des scènes surprenantes de personnage tels le Roméo & la Juliette iraniens, la fille de la reine d’Arménie et le fils du Roi sassanide , l’invitation des femmes égyptiennes à Joseph, la Reine de Saba, le roi Salomon et bien d’autres …

Sur le fronton, on retrouve le symbole héraldique des Perses,  le lion symbole de la force terrassant  le taureau et le soleil symbole de la lumière que l’on trouve également à Persépolis.

 

Bägh-e Afif –Abad , la résidence d’été de Farah Diba, un petit bijou. (Afif était la fille du gouverneur, abab = lieu)

La visite de la mosquée royale, Masjed-e Vakil, mosquée du régent, qualifiée par les Occidentaux de Mosquée rose, unique en Iran, édifiée en 1773 par Karim Khän est un  régal pour les photographes.

Une forêt de 48 colonnes torsadées, entre lesquelles apparaissent le mihrab et un magnifique mimbar de 14 marches, taillé dans un seul bloc de marbre font de cette salle de prière, un lieu unique. A l’extérieur, c’est également l’étonnement : les thèmes géométriques ont laissé la place aux fresques florales parsemées d’oiseaux. L’utilisation des 7 couleurs cuites en même temps à température moyenne privilégie les demi-teintes et les tons pastels. C’est ravissant. Les caméras et appareils photo crépitent dans tous les coins, c’est à qui prendra la « photo du siècle » .

 

avec partout, un décor d’une stupéfiante richesse, à base de « stalactites », procédé architectural pour passer du carré au cercle et articuler les dômes et coupoles sur les salles de prières dans une profusion ornementale polychrome où la calligraphie sacrée tient la vedette. 

Ispahan, la moitié du monde

 

Esfahan est certainement la ville la plus prestigieuse d’Iran, le symbole de la perse éternelle, la plus légendaire expression du raffinement oriental, cette magnificence, la ville la doit au 5ème souverain de la dynastie Safavide qui monte sur le trône en 1587, à 17 ans Abbas 1er, Shäh éclairé.

les ponts d’Ispahan, une merveille

L’oasis d’Esfahan détermina l’implantation de la ville, grâce aux eaux de la rivière Zäyandeh Rud descendant du Zagros c’est dire s’il y a des ponts à Espahan  Onze ponts enjambent le Zäyandeh, cette rivière qui va se perdre dans les marais.

Le plus ancien, le pont Seldjoukide Shahrestän Les bases de ce pont ont été construites par  des otages romains sous les Sassanides  et restaurées au XIIè s.  il est interdit de construire à moins  de 25 m de ce magnifique pont

 

 

Le Khäju, ce pont à vannes  a été  édifié par Shah Abbas II en 1650, pour alimenter la ville en eau. Lieu de promenade apprécié des Esfahanis, il mesure 132m et comporte 24 arches ; il comprend 2 niveaux, le plus bas renfermant les écluses régulant le niveau du fleuve. En prêtant l’oreille on entend le bruit des vagues.

 

 

Nous continuons vers le pont aux 33 arches, le pont Si-o-Seh, 33, chiffres symboliques chez les musulmans comme chez les chrétiens ainsi que chez les zoroastriens.  (chapelet de 33 perles chez les musulmans, chez les zoroastriens  les gens ordinaires passaient par un seul chemin, les gens vertueux par 33 chemins).

 

 

Shah Abbas choisit de bâtir sa nouvelle ville au sud de l’ancien centre et de relier les 2 entités par un bazar. La place royale est immense  512 m sur 159m, terrain de polo pour le Shah, on voir encore les buts et également lieu de réception des ambassadeurs et des … exécutions.  A la même époque, la fierté architecturale de  Paris est un carré de 140 m de côté : la place des Vosges.

 

 

Dédiée à l’un des beaux-pères du Shah., un  célèbre théologien, la mosquée  Lotfolläh est un bijou. Le soleil dans sa course  lui donne à chaque instant des lumières magnifiques, le dôme devient crème à midi, et tend vers l’ocre au soleil couchant. A l’intérieur, c’est l’exception. : contrairement aux autres mosquées, elle n’a pas de cour centrale. La porte s’ouvre sur un long couloir sombre qui mène à l’unique salle sous la coupole enlevant le visiteur du monde profane, bruyant et ensoleillé de la place  vers une intimité recueillie. Destinée au Shah et à sa famille, elle ne nécessitait donc ni cour pour les ablutions, ni minaret pour appeler le public.

 

La moquée royale répond à une tout autre logique. Il ne s’agit plus d’un lieu de prière privé mais d’une immense cathédrale turquoise élevée autant pour glorifier Dieu que pour montrer au monde la puissance temporelle su Shäh et la virtuosité des artistes de la cour. C’est la maison de Dieu rêvée par un roi. Avec ses 27 m de haut, son portail bleu domine le sud de la place. La porte  franchie, on s’aperçoit que l’édifice n’est pas dans l’axe de la place, ses architectes, pour orienter le mur de la Qibla vers la Mecque ont dû le désaxer de 45°.

La décoration intérieure, somptueuse, souligne l’élégance de l’architecture. On cherche en vain quelques cm2 de brique nue. Tout n’est que marbre ou céramiques. Les 7 couleurs forment les notes s’une symphonie persane : turquoise, outremer, jaune, vert, ocre, blanc, noir. Sur les murs, les panneaux géométriques alternent avec des entrelacs de fleurs, de feuilles et de longues tiges souples

Il existe 2 Svastika ou croix gammée, l’une orientée  vers la gauche signifie ascension, naissance et bonheur  au contraire de celle orientée vers la droite qui signifie déclin, chute et mort ! et si en plus elle est noire !!!

départ 8h, il fait très beau, nous quittons à regret Esfahan. Nous empruntons  la route de la soie en direction de l’oasis de Kashan

nous sommes à 75 km de Natanz et 175 de Kashan. Les paysages grandioses, au charme étrange, les arbres avec leur parure d’automne aux couleurs d’or et de bruns flamboyants rendent le caractère désertique  particulièrement évident entre Esfahan et Téhéran..

Au loin la silhouette la citadelle de Taraghroud en pisé, même type d’architecture que Bam.

Quelques km plus loin, tout devient violet, les crocus en  fleurs s’offrent à nos regards émerveillés. Les paysans, gentiment nous permettent d’approcher, quelques échantillons de parfum semblent leur faire plaisir,  ils nous offrent des crocus. Ceux-ci, plantés de février à avril  sont récoltés en octobre/ novembre.

A notre arrivée dans le petit village d’Abyaneh à 1900 m d’altitude,  une femme habillée de couleurs vives nous propose toutes sortes de colifichets. Le village en pisé  classé au patrimoine mondial date de la période Séfévide ; les habitants, zoroastriens, se sont convertis très tard à l’islam et les femmes, qui ont toujours refusé de porter le tchador,  portent le costume coloré du XVIème s.,!

malheureusement, elles se cachent des touristes, hormis une vieille qui, pour quelques savons nous laisse la photographier. Il faut dire que voir les petites ruelles du village envahit par une horde de touristes brandissant appareils photo et caméras à de quoi faire sauver même les plus tolérants habitants du village !

 

Kashan est la dernière ville du désert vers Téhéran. A 960m d’altitude, fondée par les Sassanides elle eut d’emblée une vocation artisanal, non seulement les traditionnels tapis mais ses potiers inventèrent au XVIIIeme s. les carreaux de céramique polychrome, les « Kashis ». Le bazar regorge de merveilles,

Kashan reçut les faveurs de Shäh Abbas 1er qui choisit d’y reposer. Il créa les jardins du roi, Bägh-e Fin qui offre une version persane du Paradis. Sitôt la porte franchie, on entre dans un univers magique de bruissement d’eau, de labyrinthe de canaux … Kashan est réputée pour ses somptueuses demeures traditionnelles, nous en visiterons deux. la maison de la belle-fille Khän-e Borujerdi  et celle du beau-père, Khän-e Tabatei.

4700m2, 40 pièces, 200portes ..

 

Tout proche de Téhéran, la ville sainte de Qom à l’orée du Dash-e Kavir. On vient des quatre coins du pays en pèlerinage au mausolée de Fätima, fille du prophète, épouse d’Ali et sœur de l’ Iman Reza, le 8ème iman  chi’ite. Le dôme couvert d’or est en restauration.

Pour une fois, nous ne semblons pas les bienvenus, ça grouille de Mollahs aux turbans noirs ou blancs. les Seyyed, descendants directs du prophète sont les seuls autorisés à porter le turban noir.

Au loin nous apercevons les lumières de ce qui devrait se révéler grandiose. C’est le Mausolée de l’Imam Khomeiny à Rey , les hommes à droite, les femmes à gauche, chaussures à la main, nous entrons dans une immense salle au sol recouvert de marbre.

Le tombeau se tient au centre d’un espace entouré de grilles, d’immenses lustres éclairent ce sanctuaire. Les femmes de notre côté, prient ; mais très vite, après quelques regards furtifs, un sourire, elles nous entourent et nous demandent de les…..… photographier.

 

 

Une dame nous explique qu’elle part pour la mer Caspienne (peut-être en vacances ?) et  donne son adresse ainsi qu’ un joli napperon pour ne pas l’oublier .

Elles seraient bien surprises et comment leur expliquer, qu’ici, en France, les jeunes femmes se battent pour  porter le foulard ! car l’impression que j’ai perçue tout au long de ce voyage, c’est qu’elles n’avaient qu’une envie, le laisser tomber aussi bien les jeunes que les plus âgées. Peut-être que je me trompe, toujours est-il qu’elles ont trouvé le moyen de le porter d’une manière élégante, de coulur, assorti à leur tenue, en arrière, laissant dépasser un peu leurs cheveux ! quel outrage !

Ne serait-ce que dans l’avion, elles se gardent bien de le porter si le commandant de bord les autorise à rester tête nue. Mais se sachant surveillées, même dans l’avion comme elles me l’expliquent, elles se couvrent.  

Déjà la dernière journée !

La ville de Téhéran s’étend sur 30km de diamètre, la circulation y est très dense, ça circule dans tous les sens, à droite, à gauche, ça double n’importe comment, tous ont la priorité, et pour nous, pauvres occidentaux c’est l’anarchie  la plus complète ! spectacle garanti ! Notre chauffeur qui s’essaie à ce petit jeu, se fait, lui, arrêter par la police. Moyennant un petit bakchich…

Nous nous cassons le nez au Golestan, le palais des roses. Il est fermé au public aujourd’hui, Farah et Bruno parlementent mais rien à faire, le bakchich ne marche même pas ! tout fout le camp !

Ce palais était la résidence des Shahs d’Iran depuis la dynastie des Qadjars. Nous admirons donc à travers les grilles, le magnifique trône d’albâtre soutenu par des atlantes. Nous devinons des jardins magnifiques…

 

Puisque c’est ainsi nous prenons de la hauteur puisque Téhéran est bordé par le pittoresque décor de l’Elbrouz , dentelé et couronné de neiges éternelles. La capitale s’étage de 1100 à 1700m.

Le mont Davavand s’élève majestueusement à  5671 m, c’est le point culminant de l’Iran. Avec son cône parfait, on pourrait se croire au pied du Foujihama !  

Nous déjeunons au petit village de Polour où on égorge les moutons dans la rue et où l’on fait sécher la confiture sur des fils attachée par des pinces à linge !

 

 

 

 

 

 

 

 

Voyage à Québec

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